| Statut INTERPOL, art. 2 | Action de l'Organisation dans l'esprit de la DUDH | Fait entrer les droits de l'homme dans le contrôle des données |
| Statut INTERPOL, art. 3 | Interdiction des interventions à caractère politique, militaire, religieux ou racial | Fondement de l'exclusion des dossiers politiquement prédominants |
| Statut INTERPOL, art. 36 | Institution de la Commission de contrôle des fichiers | Base statutaire de la CCF |
| RPD, art. 12, 34, 56, 83, 86, 88, 89, 90, 99 et 129 | Qualité des données (art. 12) ; test de prédominance (art. 34) ; mise à jour des données téléchargées (art. 56) ; notices rouges : seuils de peine, exclusions, données minimales (art. 83) et contrôle juridique préalable (art. 86) ; notices bleue, verte et jaune (art. 88 à 90) ; vérifications préalables à la circulation d'une diffusion (art. 99) ; mesures conservatoires du Secrétariat général (art. 129) | Terrain technique de non-conformité, autonome du terrain politique |
| Statut CCF (adopté en 2016, en vigueur depuis le 11 mars 2017, modifié par la résolution GA-2025-93-RES-08), art. 18, 19, 28, 32, 33, 35, 36, 37, 38, 40, 41 et 42 | Périmètre du contrôle ; consultation de la source ; mesures provisoires ; nature, délais et mise en œuvre des décisions ; révision | Décisions définitives liant l'Organisation et le demandeur ; décision dans les 4 mois (accès) ou 9 mois (correction, suppression) suivant la recevabilité, prorogeables ; révision dans les six mois de la découverte du fait nouveau |
| Operating Rules CCF, version du 26 mars 2026, et Portal User Guide (mars 2026) | Portail obligatoire, formats, plafonds | 10 pages, 20 annexes, messagerie interne, brouillon unique ; examen conjoint (règle 26) ; demandes abusives (règle 31(4)) ; révision dans les six mois, à peine d'irrecevabilité (règle 30(7)) |
| Résolution GA-2017-86-RES-09 (Assemblée générale, 2017) et lignes directrices du rapport GA-2017-86-REP-10 | Politique d'INTERPOL relative aux réfugiés | Selon les lignes directrices approuvées (rapport GA-2017-86-REP-10), traitement en principe exclu des notices et diffusions du pays de persécution lorsque le statut de réfugié ou de demandeur d'asile est confirmé et que son octroi ne repose pas sur des motifs politiques à l'égard de l'État requérant ; examen au cas par cas ; rétablissement possible si le statut est retiré |
| Convention européenne d'extradition (1957), art. 14 et 16 | Spécialité ; arrestation provisoire et délais | Libération possible à dix-huit jours, obligatoire à quarante jours sans demande formelle |
| Décision-cadre 2002/584/JAI | Mandat d'arrêt européen | Régime autonome de remise entre États membres |
| Conventions de Mérida (2003) et de Palerme (2000) | Corruption ; criminalité transnationale organisée | Bases conventionnelles fréquentes des demandes de coopération |
| Convention de Genève (1951), art. 33 ; CAT (1984), art. 3 et 22 ; PIDCP, art. 6, 7 et 14 | Non-refoulement et garanties du procès équitable | Socle du moyen de non-refoulement devant la CCF et les juges nationaux |
| Convention de Vienne sur les relations consulaires (1963), art. 36 | Notification et assistance consulaires | À arbitrer en amont : la protection consulaire peut émaner de l'État requérant |
| CourEDH, Soering c. Royaume-Uni (1989) | Non-refoulement, art. 3 CEDH | Interdiction de remise en cas de risque réel de mauvais traitements |
| CourEDH, Mamatkulov et Askarov c. Turquie (GC, 2005) | Force obligatoire des mesures provisoires (art. 39 du règlement) | Verrou ultime contre une remise imminente |
| CourEDH, Othman (Abu Qatada) c. Royaume-Uni (2012) | Déni de justice flagrant ; assurances diplomatiques | Grille d'appréciation des assurances de l'État requérant |
| CourEDH, Trabelsi c. Belgique (2014) ; Sanchez-Sanchez c. Royaume-Uni (GC, 2022) | Peines perpétuelles et extradition | Approche de Trabelsi écartée : risque réel d'une perpétuité sans libération, puis mécanisme de réexamen |
| CJUE, Aranyosi et Căldăraru (C-404/15 et C-659/15 PPU, 2016) | Remise et traitements inhumains | Examen en deux temps : défaillances générales puis risque individuel |
| CJUE, Petruhhin (C-182/15, 2016), précisé par Pisciotti (C-191/16, 2018), Raugevicius (C-247/17, GC, 2018) et BY (C-398/19, GC, 2020) ; WS (C-505/19, GC, 2021) | Extradition d'un citoyen de l'Union vers un État tiers ; notice rouge et ne bis in idem dans l'espace Schengen | Information de l'État de nationalité ; contrôle au regard de la Charte ; arrestation provisoire exclue une fois le ne bis in idem établi par décision judiciaire définitive |
| CJUE, LM (C-216/18 PPU, 2018) | Indépendance judiciaire de l'État d'émission | Extension de la grille Aranyosi au procès équitable |
| CJUE, OG et PI (C-508/18 et C-82/19 PPU, 2019) | Indépendance de l'autorité d'émission du MAE | Exclusion des parquets exposés au risque d'instructions individuelles de l'exécutif |
| CIJ, Mandat d'arrêt du 11 avril 2000 (RDC c. Belgique, 2002) | Immunité personnelle du ministre des Affaires étrangères en exercice | Cadre des moyens d'immunité dans les dossiers souverains |
| Chambre des lords, Pinochet (n° 3) (1999) | Immunité fonctionnelle et torture | Limite de l'immunité de l'ancien chef d'État, portée discutée |
| Résolution 2161 (2017) de l'APCE | Usage abusif du système INTERPOL | Documentation institutionnelle paneuropéenne du phénomène |
| Étude pour le Parlement européen, EXPO_STU(2019)603472 | Misuse of Interpol's Red Notices and impact on human rights | Documentation de la récurrence des configurations d'abus |
| Résolution GA-2025-93-RES-08 de l'Assemblée générale d'INTERPOL (2025) | Modification des articles 3, 19, 23, 25, 28 et 33 du Statut de la CCF ; suppression de l'article 94 des Règles sur le traitement des données | Accès de la CCF au contenu des échanges directs entre bureaux centraux nationaux exclu lorsque le Secrétariat général n'en est pas destinataire ou n'y a pas accédé, sauf violation possible des règles de l'Organisation ou des conditions d'un projet, ou autorisation expresse de l'entité concernée (art. 19(2)) ; examen de la requête différé pendant l'examen de conformité déjà engagé par le Secrétariat général (art. 33(5)) |
| Déclaration universelle des droits de l'homme, art. 5 et 9 à 14 | Torture, détention arbitraire, procès équitable, présomption d'innocence, vie privée, circulation, asile | Contenu du renvoi de l'article 2 du Statut d'INTERPOL |
| Pacte international relatif aux droits civils et politiques, Protocole facultatif, art. 1 et 5(2) ; règlement intérieur du Comité des droits de l'homme, art. 99 c | Communications individuelles au Comité des droits de l'homme | Constatations à examiner de bonne foi par l'État partie (observation générale n° 33), sans force exécutoire interne ; réserves de plusieurs États à l'article 5(2)(a) ; État partie au Protocole, épuisement des recours internes, communication tardive pouvant être jugée abusive (5 ans / 3 ans) |
| Convention européenne des droits de l'homme, art. 35 § 1 et § 2 b | Irrecevabilité d'une requête essentiellement la même qu'une requête déjà soumise à une autre instance internationale, sauf faits nouveaux, lorsque cette instance s'est prononcée au fond avant que la Cour ne statue ; délai de quatre mois (art. 35 § 1, Protocole n° 15) | Choix du forum et calendrier à arrêter avant la première saisine |
| Groupe de travail des Nations Unies sur la détention arbitraire | Avis sur le caractère arbitraire d'une détention | Autorité persuasive devant la CCF et les juges nationaux ; avis non contraignants pour l'État ; instance au sens de l'article 35 § 2 b de la Convention européenne des droits de l'homme : un avis rendu au fond sur les mêmes faits avant que la Cour ne statue ferme la Cour sur les griefs essentiellement identiques, y compris lorsque la saisine émane d'un proche, sauf faits nouveaux |
| Rapporteurs spéciaux du Conseil des droits de l'homme | Communications adressées aux États | Intervention lorsque le profil du dossier le justifie, y compris à titre préventif |
| Système d'information Schengen | Signalements des États de l'espace Schengen | Coexistence avec le signalement INTERPOL ; la mainlevée de l'un n'emporte pas celle de l'autre |
| Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne | Droits fondamentaux dans la mise en œuvre du droit de l'Union | Contrôle de l'extradition d'un citoyen de l'Union vers un État tiers (Petruhhin) |
| Règlement (UE) 2016/679 (RGPD) | Protection des données à caractère personnel | Droits d'accès et de rectification auprès des bases de conformité, dans le champ du droit de l'Union |
| Quatrième Protocole additionnel à la Convention européenne d'extradition (2012), art. 3 | Nouvelle rédaction de la règle de la spécialité (article 14 de la Convention) entre les États parties | Délai de 30 jours pour quitter le territoire ; consentement de l'État requis à rendre dans les 90 jours |
| Observation générale n° 33 du Comité des droits de l'homme | Obligations des États parties en vertu du Protocole facultatif | Portée des constatations : détermination faisant autorité, à examiner de bonne foi |
| Résolution AGN/53/RES/7 (1984) de l'Assemblée générale d'INTERPOL (citée par la Décision Excerpt n° 12 (2017)) | Inscription d'un refus d'extradition dans les fichiers | Résultat subsidiaire à demander lorsque la suppression n'est pas obtenue |
| CourEDH, Peraldi c. France (déc., 7 avril 2009) ; Kavala c. Turquie (10 décembre 2019) ; M.J. c. Azerbaïdjan (déc., 22 février 2024) ; Sanchez i Picanyol et autres c. Espagne (6 novembre 2025) ; Al Nashiri c. Lituanie (7 juillet 2026) | Article 35 § 2 b et Groupe de travail sur la détention arbitraire | Effet apprécié grief par grief ; avis du Groupe de travail rendu au fond avant que la Cour ne statue, quel que soit l'ordre des saisines et même sur saisine d'un proche, fermant la Cour sur les griefs essentiellement identiques, sauf faits nouveaux ; ni un simple appel urgent sans procédure ouverte, ni une saisine par des tiers sans participation de l'intéressé ou de ses proches (Kavala) ; griefs distincts non atteints (Al Nashiri ; Sanchez i Picanyol) |